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La Fraternité St. Pie X

#1 : Qui sommes-nous ?

La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X est une "société de vie commune sans vœux", fondée par Monseigneur Marcel Lefebvre, légitimement érigée dans le diocèse de Fribourg le 1er novembre 1970 selon les prescriptions du droit en vigueur par Monseigneur Charrière, évêque de Fribourg. Elle a été louée par une lettre de la Sacrée Congrégation pour le Clergé du 18 février 1971.
       
Elle possède six séminaires dans lesquels nous comptons 178 séminaristes à ce jour.

Au cours de l'année 2003, 60 jeunes gens sont entrés dans nos séminaires contre 41 en 2002, 52 en 2001, 42 en 2000 et 39 en 1999. Par ailleurs 18 diacres ont été ordonnés prêtres en 2003, 14 diacres en 2005 et cette année (en 2006), 10 dans l'hémisphère nord (en attendant ceux de l'hémisphère sud), ce qui porte le nombre actuel de prêtres de la Fraternité à 480.

Avec plus de 159 prieurés dans 30 pays, la Fraternité Saint Pie X aide de nombreux catholiques à garder la Tradition et à vivre de la Vérité immuable. La Fraternité compte également 85 frères et 75 Soeurs oblates.

Les Soeurs de la Fraternité rassemblent quant à elles 157 professes, 18 novices et ont reçu 14 postulantes.

Au Canada, la Fraternité St. Pie X compte 17 prêtres répartis au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Alberta et en Colombie-Britannique. Au pays, les prêtres de la Fraternité ont la charge de 3 écoles, d’une maison de retraites et d’une résidence pour personnes âgées.

Les prêtres de la Fraternité célèbrent exclusivement la Messe Traditionnelle, dite de Saint Pie V, en latin, et s'oppose activement aux nouveautés libérales introduites par et après le Concile Vatican II, qui minent la Foi et amènent sa ruine.

C'est pour cette raison que Monseigneur Lefebvre et ses prêtres ont été l’objet de vexations et d’injustes condamnations par la hiérarchie libérale depuis 1975.

#2 : La position de la Fraternité Saint Pie X

Cette position a été magnifiquement résumée par Mgr. Lefebvre dans sa déclaration du 21 novembre 1974 :

« Nous adhérons de tout coeur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la Foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.
       
Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s'est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.
       
Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l'Église, à la ruine du Sacerdoce, à l'anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l'Église.
       
Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l'Église depuis dix-neuf siècles.  « S'il arrivait, dit saint Paul, que nous-même ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu'il soit anathème. (Gal. 1:8) »
       
N'est-ce par ce que nous répète le Saint-Père aujourd'hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l'Église.
       
On ne peut modifier profondément la 'lex orandi' sans modifier la 'lex credendi.' A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l'orthodoxie et au magistère de toujours.
       
Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l'hérésie et aboutit à l'hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d'adopter cette Réforme et de s'y soumettre de quelque manière que ce soit.
       
La seule attitude de fidélité à l'Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d'acceptation de la Réforme.
       
C'est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l'étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.
       
C'est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les moeurs, le culte, l'enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l'institution de l'Église, par l'Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l'influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.
           
Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l'Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d'être les 'fidèles dispensateurs des mystères de Notre Seigneur Jésus- Christ' dans le Saint-Esprit. Amen. »

C'est pour cette Déclaration que Mgr Lefebvre a été condamné. M. Jean Madiran commente simplement :

« A un évêque qui dit : "Je ne me soumets pas à votre modernisme", Rome ne répond pas : "Ce n'est pas du modernisme", mais Rome répond : "Même si c'est du modernisme, vous devez vous soumettre !" »

Selon la doctrine catholique, enseignée par St Thomas d'Aquin, l'obéissance est une vertu morale, qui tient le juste milieu entre le défaut, la désobéissance, qui refuse de se soumettre aux ordres légitimes, et un excès, qu'on peut appeler la servilité, qui se soumet même aux ordres illégitimes.

#3 : Éloge de Mgr. Lefebvre, par M. l’abbé Berto

On a tenté, on tente et on tentera encore par divers moyens de discréditer la valeur du témoignage de S. E. Monseigneur Lefebvre. On voudrait surtout nous faire accroire qu'il est un théo­logien de petite envergure, souvent dépassé et, bien sûr, man­quant de qualifications.
       
C'est pourquoi, il nous paraît indispensable de soumettre au lecteur l'émouvant témoignage d'un théologien éminent. Le 3 janvier 1964, le Séminaire d'Écône n'existait pas encore et donc ce témoignage spontané, porté en dehors de toute la polémique actuelle, accentue la valeur des interventions de Mgr Lefebvre et éclairera le lecteur sur la connaissance théologique de ce courageux archevêque.

« J'avais l'honneur, très grand et très immérité, je le dis devant Dieu, d'être son théologien. Le secret que j'ai juré couvre le travail que j'ai fait sous lui, mais je ne trahis aucun secret en vous disant que Mgr Lefebvre est un théologien, et de beaucoup supérieur à son propre théologien - et plût à Dieu que tous les Pères le fus­sent au degré où il est! Il a un "habitus" théologique parfaitement sûr et affiné, auquel sa très grande piété envers le Saint-Siège ajoute cette "connaturalité" qui permet, avant même que l'habitus discursif intervienne, de discerner d'intuition ce qui est et ce qui n'est pas compatible avec les prérogatives du Rocher de l'Église.
       
Il ne ressemble en rien à ces Pères qui, comme l'un d'eux a eu le front de s'en vanter publiquement, prenaient des mains d'un "peritus", dans la voiture même qui les amenait à Saint-Pierre, le texte "tout cuit" de leur invention "in aula". Pas une fois je ne lui ai soumis un mémoire, une note, un canevas, sans qu'il les ait revus, re-brassés, repensés et parfois refaits de fond en comble, de son travail personnel et assidu. Je n'ai pas "collaboré" avec lui ; si le mot était français, je dirais que j'ai vraiment "sublaboré" avec lui, selon mon rang de théologien particulier et selon son honneur et sa dignité de Père d'un Concile oecuménique, Juge et Docteur de la Foi avec le Pontife romain. »
       
Abbé V. A. Berto, le 3 janvier1964

Note : M. l’abbé Berto était le théologien privé de Mgr. Lefebvre au Concile Vatican II, et secrétaire du Coetus internationalis Patrum (groupe des évêques traditionnels) pendant le Concile

#4 : La Fraternité St. Pie X et Rome

1970-2002: Histoire d’une longue patience: 32 ans de relations entre le Vatican et la Fraternité St. Pie X, téléchargeable en format PDF


 
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